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| L'île du Petit Peuple |
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| Écrit par Effy |
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Maïwenn, une triste orpheline vivant dans un lugubre orphelinat de Paris, régardait par la fenêtre. Les nuages noirs qui obscuircissaient le ciel déversaient sur la rue pavée une pluie battante. _ Maï ! Maï ! hurla la surveillante de l'orphelinat. Mlle Hargne était la pire femme du monde selon les enfants de l'orphelinat, et, selon Maïwenn, elle n'avait rien d'une "Mademoiselle" et elle portait très bien son nom. Maïwenn, dont le prénom était d'origine bretonne, détestaitlorsque les gens l'appelaient Maï, ce qu'ils faisaient sans cesse. Maudissant la vieille mademoiselle, Maïwenn arracha son regard à la contemplation de la ville et, après être sortit de sa chambre, elle descandit l'escalier en bois qui craquait à chacun de ses pas. _ Ah ben enfin ! soupira la mégère. Quand on t'appelle, la moindre des chose c'est de répondre. _ Je suis descandu, répondit Maïwenn d'un ton froid. _ Ne me parle pas comme ça ! aboya la surveillante. Va nettoyer la cuisine, le carrelage est dans un état ! Je t'ai déjà préparer tout ce qu'il te faut, ajouta-t-elle avec un sourire mauvais. Maïwenn se retint de lancer une réplique singlante et traversa le couloir miteux en direction de la vieille cuisine. En arrivant, la fillette se rendit compte qu'il lui faudrait une sacrée patience pour arriver jusqu'au bout de cette crasse. Appercevant la bassine posée dans un coin, Maïwenn s'en approcha avec méfiance... Et elle avait raison ! Dans la bassine pleine d'eau savonneuse se trouvait une brosse à dent. Priant pour que la surveillante soit intoxiquée au prochain repas, la fillette pris la brosse à dent et commença à frotter les dalles. Après une demi-heure de travail acharné, Maïwenn se rendit compte qu'elle n'était parvenu à faire étincelé que deux carreaux, et sur la cinquantaine qui se trouvait dans la pièce, ce n'était pas grand chose. Maïwenn avait commencé le nettoyage vers onze heure du matin, et lorsqu'elle fut autorisé à arrêter, la lumière du soleil délinait déjà à l'horizon. Cependant, la surveillante -qui haïssait Maïwenn pour on ne sait quelles raisons- lui ordonna de monter tout de suite dans sa chambre, sans manger. L'estomac de Maïwenn, allongée sur son lit, criait famine. Bien qu'elle sut que tout le monde, à part elle, dormait profondément, il lui était impossible de descandre à la cuisine sans passer devant la chambre de Mlle Hargne, ce qui aurait réveiller la surveillante aussitôt. Eclairée par un rayon de lune, la fillette prit une bougie et l'alluma. Dans la clartée tremblotante que projetait la flamme, la fillette ouvrit un livre en pituex état que lui avait offert le vieux libraire en bas de la rue. Elle savait que si Mlle Hargne avait vu ce livre, elle l'aurait jeter au feu, simplement parce qu'elle n'aimait pas les contes. Mais Maïwenn, elle, les adorait. Cette fascination pour tout ce qui sortait du réel lui venait de sa nourrice bretonne qui, alors que la fillette n'avait que cinq ans, lui comptait les contes des Korrigans, des Sirènes et de bien d'autres créatures fantastiques. C'est alors que, alors que Maïwenn se remémorait ses vieux souvenirs d'enfance, une discussion avec la dite nourrice lui revint en mémoire. "Dit, Lena, est-ce qu'ils existent les Korrigans ?" avait-elle demander, alors que sa nourrice la mettait au lit. "Bien sûr" avait répondu cette dernière. "Je les ai vu de mes propres yeux". "Est-ce que moi aussi je les verrai, un jour ?" "Peut être, mais il te faudra être sur la terre de Bretagne, car nulle part ailleurs ne vont les Korrigans". "Comment est-ce que je fairais pour les voir ?" "Tu ne les verras que si tu as besoin d'eux". Et Lena, sa nourrice, était parti. C'était sans doute fou, mais Maïwenn avait la conviction que Lena ne lui avait jamais menti. Et si les Korrigans offraient leurs aide à ceux qui en avait besoin, du moment qu'ils se trouvaient sur la terre de Bretagne, il fallait qu'elle y aille. C'était peut être fou, mais la fillette était persuadée qu'elle avait raison, et, après tout, rien ne pouvait être pire que cet orphelinat. Maïwenn, tremblante, s'habilla chaudement et, éclairée par la bougie, sortit de sa chambre en faisant le moins de bruit possible. Et soudain, alors qu'elle arrivait en haut de l'escalier, elle se rendit compte que le craquement que produirait l'escalier à l'instant où elle poserait le pied dessus réveillerai automatiquement la surveillante. Son regard se posa alors que la rampe d'escalier, et l'idée lui vint. Après avoir éteint sa bougie et l'vaoir posé par terre, Maïwenn se mit à califourchon sur la rambarde et s'y laissa glisser. Gagné ! Elle était arrivée en ba sans faire le moindre bruit. Dans l'entrée, les clés étaient posés à côté de la porte : ce fut un jeu d'enfant de les prendre et d'ouvrir la porte. Une fois dans la rue, le vent glacé lui mordit le visage alors que la pluie s'engouffrait dans sa nuque et lui glassait le sang. Frigorifiée, elle se mit à courir et ne s'arrêta que lorsqu'elle fut loin de l'orphelinat, sous un porche qui la protégeait de la pluie. Elle se cacha lorsqu'elle vit deux marins s'approchés de sa cachette; L'un deux disait : "J'espère qu'on ne verra pas de sirènes ! En Bretagne c'est dangereux de naviguer !" l'autre avait éclater de rire et chacun avait continuer d'avancer. "On embarque !" avait hurler un autre, posté à côté d'un bâteau, un registre à la main. C'était le moment ! La seul chance de Maïwenn de fuire Paris et de retourner en Bretagne. Discretement, elle parvint à monté à bord du bâteaux et à se cacher dans une barque, sous une toile. Cependant, alors que la fillette s'était endormie dans sa barque, une tempête éclata, réveillant la passagère clandestine. Des rafales de vent cognèrent et, au bout d'un certains temps, les cordes qui retenaient la barque au bâteaux lachèrent, précipitant Maïwenn dans l'océan. |




